Programme

ROBERTO NEGRO & JEAN-MARC FOLTZ “BLITZ MEETING“ + PETER BRÖTZMANN “FULL BLAST“ 

When:
25 mai 2018@20 h 30 min
2018-05-25T20:30:00+02:00
2018-05-25T21:00:00+02:00
Where:
Fossé des Treize
6 Rue Finkmatt
67000 Strasbourg
France
COUT
20€ / 15€ / 9€ / 6€

ROBERTO NEGRO & JEAN-MARC FOLTZ “BLITZ MEETING“  – Première !  (France)

Roberto Negro, piano / Jean-Marc Foltz, clarinettes

Blitz Meeting

+

PETER BRÖTZMANN « FULL BLAST » (Allemagne / Suisse)

Peter Brötzmann, saxophones alto et ténor / Marino Pliakas, basse électrique / Michael Wertmüller, batterie

FullBlast02

Personne ne pouvait se plaindre d’être trompé par le nom de Full Blast, le trio formé par le saxophoniste Peter Brötzmann, le bassiste Marino Pliakas et le batteur Michael Wertmüller. Affichant une qualité similaire à celle trouvée dans les premières versions de Brötzmann intitulée Machine Gun and Balls, les apparitions et les enregistrements de Full Blast depuis leur formation au milieu de la dernière décennie ont été des masterclasses en chargeant chaque microseconde avec un élan furieux. Même en ajoutant de nouveaux éléments au gabarit – par exemple, les textures industrielles inquiétantes apportées au dernier album Risc (2016) par l’artiste allemand Gerd Rische (décédé peu de temps après la fin du disque) – leur dynamique inhérente reste aussi précise et propulsive comme un missile à trois volets. Brötzmann, bien sûr, a besoin d’une petite introduction. On pourrait dire avec désinvolture que la force pure, la vélocité et le timbre indubitable de son expression puissante donnent suffisamment d’avertissement qu’il est dans le voisinage. Mais c’est vraiment son statut de véritable centrale du free jazz qui parle d’elle-même, plus d’un demi-siècle de créativité en mouvement qui n’a cessé de croître à travers des solos, collaborations, duos, trios, quatuors, octets, orchestres et manchettes . Dans Michael Wertmüller, il trouve un clin d’œil bien à lui, dont la batterie incarne des batailles inédites entre les dieux de la précision et l’abandon sauvage. Après avoir étudié à la Swiss Jazz School de Berne et prêté ses compétences à différents orchestres, Wertmüller a d’abord attiré l’attention dans les années 1990 au sein du groupe Alboth !, mêlant la complexité du jazz au grind industriel et à l’attaque contrôlée du métal. Déjà en train de se prouver un maître du rythme, après un passage à Berlin avec Dieter Schnebel, Wertmüller a commencé à disséquer le temps dans des slithers de plus en plus petits.