
18 | MÉDÉRIC COLLIGNON / SYLVAIN LUC
Médéric Collignon cornet et voix | Sylvain Luc guitares.
[ France ]
COREALISATION JAZZDOR / KULTURBÜRO OFFENBURG
Allumé, iconoclaste, hétéroclite, poète (il vient après tout de Charleville-Mézières, comme Rimbaud), Médéric Collignon a mis un certain temps à trouver son instrument fétiche, le cornet de poche. À présent, cet inclassable trentenaire est capable de se saisir physiquement de tout ce qui traîne à portée de mains, à commencer par sa voix, son corps et le nôtre. A côté, Sylvain Luc avec sa guitare Godin ferait presque l'effet d'un enfant sage, si l'on ne remarquait, troublant, ses longs doigts de faune coulés dans les cordes. Ils se connaissent. Tous les deux aiment "jouer". Improvisateur d'instant et d'instinct, celui-ci ne se satisfait pas de l'état actuel des connaissances, l'autre sent bien que c'est au-delà que tout commence. C'est le genre de rencontre extrême, pas sage, forcément déroutante, où l'on peut s'attendre à tout. Non, oublions plutôt la formule... On les entend déjà tous les deux faire chorus : est-ce que les gens viennent seulement "attendre" la musique ?Der durchgedrehte Bilderstürmer und eklektische Poet (kommt er doch wie Rimbaud aus Charleville-Mézières) Médéric Collignon hat lange gesucht, bevor er auf sein ideales Instrument gestoßen ist: das Taschenkornett. Aber er spielt nicht nur damit, sondern überhaupt mit allem, was ihm unterkommt: Gegenstände aller Art, seine Stimme, sein eigener Körper und gelegentlich auch unserer. Neben ihm wirkt Sylvain Luc mit seiner Godin-Gitarre fast brav, wären da nicht die flinken Finger, die wie Faune in den Saiten tanzen. Die beiden kennen sich: Sie spielen einfach fürs Leben gern. Improvisatoren aus Instinkt und Liebe zum Augenblick, sind sie unfähig, sich mit dem Status Quo zufrieden zu geben. Zu genau fühlen sie: Das Leben beginnt jenseits der Grenzen. Eine kompromisslose, zuweilen auch irritierende Begegnung zweier Extrem-Musiker, die gern vergessen, was sich gehört. Aber, würden sie in trauter Eintracht sagen, was sich gehört, hat man doch alles schon gehört...
+ NIK BÄRTSCH'S RONIN
Nik Bärtsch piano et Fender Rhodes | Kaspar Rast batterie | Björn Meyer basse | Sha clarinette basse et saxophone alto | Andi Pupato percussions.
[ Suisse/ Suède ]
Nik Bärtsch est le roi de l'épure, jusque dans l'appellation de ses compositions qu'il ne dore pas d'enluminures poétiques, mais numérote en modules successifs. Son approche minimaliste recèle pourtant une musique terriblement, génialement, irrésistiblement groovy. Un jazz polyphonique ciselé avec la précision d'un métronome. Un jeu collectif, cultivant comme un seul homme les ruptures de rythmes, les tensions, les réactions, chaque voix avançant en même temps que les autres. Les motifs se croisent, se combinent, s'emboîtent, parfois tournent sur eux-mêmes, se détachent, se répètent crescendo, doucettement, de mesure en mesure pour, en bout de course et une fois de plus, changer de bord méchamment. Une douce torture pour les méninges. Un carburant alternatif pour le c?ur et les pieds. Nik Bärtsch et son quintette Ronin font une musique vivant d'antagonismes, un "funk zen" qui, comme autant de points d'acupuncture, défait les n?uds émotionnels, libère les flux d'énergie et vous réserve à chaque looping quelque moment d'extase potentiel. Hypnotique. Addictif.
Site officiel de Nik Bärtsch
Myspace de Nik Bärtsch's Ronin
Nik Bärtsch ist ein Meister der Reduktion. Bis in die Titel seiner Kompositionen: keine poetischen Verbrämungen, sie heißen alle "Modul" und werden schlicht durchgezählt. Doch in seinem Minimalismus pocht ein irrer, genialer und unwiderstehlicher Groove, ein fein ziselierter, polyphoner Jazz von höchster Präzision. Sie spielen wie ein Mann, teilen rhythmische Brüche, Spannungen, reagieren spontan aufeinander, treiben das Spiel gemeinsam voran. Die Themen kreuzen sich, verbinden sich, greifen ineinander, drehen sich im Kreis. Dann hebt sich eines ab, wiederholt sich in sanftem Crescendo, steigert sich Takt um Takt und schlägt am Ende einmal mehr ins Unerwartete um: eine sanfte Folter fürs Gehirn, Alternativtreibstoff für Herz und Beine. Die Musik von Nik Bärtschs Ronin-Quintett lebt von Gegensätzen. Zen und Funk zugleich, findet sie die Energiezentren wie ein Akupunkteur, löst Spannungen, lässt die Energien fließen und vermittelt, am Höhepunkt jedes neuen Loopings, Momente reiner Ekstase. Achtung, Suchtgefahr!20h30 - Reithalle, Offenburg
Tarif C